M. Chouchan
01/10/2007 13:27 par cathy7302
Vous ne pensez qu’à lui, vous ne parlez que de lui, vous lui téléphonez 20 fois par jour… Bref, vous êtes amoureuse et vous nagez en plein bonheur !
Le bonheur d'aimer. Je suis amoureuse. Dans ce seul mot merveilleux, magique, envoûtant, il y a toute ma vie …
Nos regards se croisent, nos mains s'effleurent ; une langueur fiévreuse envahit nos corps. Les mots manquent pour exprimer l'intensité de notre émotion.
Nous mélanger, devenir un être unique, parfait, inséparable, rêver de sa quiétude, lui donner ce qu'il n'a pas eu le temps de demander, deviner ses paroles avant qu'elle n'affleurent à ses lèvres… Commencer ensemble une même phrase ! Rire en même temps d'un silence, d'une image, chanter la même chanson, tanguer à deux au rythme de la musique …
Il n'est pas là, mais j'écoute sa chanson préférée. Blottie dans l'obscurité, je contemple la chambre où il m'a aimée, j'imagine nos mains qui se joignent. La douceur a envahi ma vie.
Le téléphone m'appelle : c'est lui ! Nous sommes sans voix, tous les deux, émus. Il arrive. Je l'attends sereine et désirable. Il m'aime, je l'aime, et nous savons l'un et l'autre que notre amour n'a plus de limites : il passe les portes fermées, il traverse les espaces infinis qui nous séparent, il se dit dans les paroles des autres. Chaque mot entendu est un hymne à notre bonheur.
Il sonne. Debout, l'un face à l'autre, nous nous contemplons, attirés comme le fer par l'aimant, sensibles à la moindre vibration de l'air, son souffle se mêle au mien. Parce que c'est lui, parce que c'est moi…
La magie de l’amour.
Voilà, cela vous est arrivé : l'amour, celui que l'on souhaite à chacun, est à l'origine de tous les bonheurs de l'humanité.
Vous vous laissez porter par la vie, et vous avez bien raison. Lorsqu'il n'y a plus rien à prouver à l'autre, juste à donner, quelle paix, quelle tranquillité !
C'est comme si d'une baguette enchantée, l'amour avait transformé tout ce qui vit autour de vous. Tout s'est illuminé d'un éclairage intérieur particulier.
Tel paysage maussade est devenu inoubliable et d'une beauté secrète, car c'est là que vous l'avez rencontré. Tel voisin ennuyeux vous apparaît maintenant comme le plus charmant des hommes : c'est lui qui vous a présentés ! Et même cette panne de voiture ou ce pneu crevé deviennent des souvenirs tendres, parce qu'il était là pour vous aider …
L’amour vous a transformé…
C'est comme si vous naissiez une deuxième fois. Cette histoire d'amour fait de vous un être nouveau, parfait, généreux. Votre regard devient universellement bon, parce que la vie vous apparaît dans toute sa grandeur.
Il n'y a plus de différence entre le désir de votre corps et celui de l'esprit. Eblouie par ce qui vous est donné, vous êtes enfin celle que vous rêviez de devenir, belle et bonne comme une princesse de conte de fées. Lui ne se lasse pas de vous le dire, et vous de l'entendre. Vous, vous lui offrez dans votre regard tout votre amour, tout ce qu'il espérait recevoir un jour.
Vous le savez, maintenant : s'aimer, c'est facile, l'évidence même…
Marianne Chouchan
Françoise Giroud
29/09/2007 23:20 par cathy7302
" Il y a toujours quelquechose de
profondément
émouvant, dans la perfection
où qu'elle se loge..."
Françoise Giroud
profondément
émouvant, dans la perfection
où qu'elle se loge..."
Françoise Giroud
Christian Bobin
28/09/2007 23:07 par cathy7302


" À quoi reconnaît-on les gens fatigués ?
À ce qu'ils font des choses sans arrêt.
À ce qu'ils rendent impossible l'entrée en eux d'un repos, d'un silence, d'un amour.
Les gens fatigués font des affaires, bâtissent des maisons, suivent une carrière. C'est pour fuir la fatigue qu'ils font toutes ces choses, et c'est en la fuyant qu'ils s'y soumettent.
Le temps manque à leur temps.
Ce qu'ils font de plus en plus, il le font de moins en moins.
La vie manque à leur vie "
Christian Bobin
Sten Nadolny
28/09/2007 15:09 par cathy7302
"... lorsqu'elle s'enflammait, elle n'élevait pas la voix pour autant ; elle se contentait de chuchoter plus fort "
Sten Nadolny (La découverte de la lenteur )
Sten Nadolny (La découverte de la lenteur )

Bon week-end...
avec tendresse,
Cathy
René Char
27/09/2007 20:45 par cathy7302
" Ce qui vient au monde pour ne rien troubler ne mérite ni égards ni patience "
René Char
René Char

LAIT, MENSONGES ET PROPAGANDE
26/09/2007 22:45 par cathy7302
LAIT, MENSONGES ET PROPAGANDE.
THIERRY SOUCCAR
Le livre que je lis en ce moment, et que je vous conseille ardemment...
J'avais envie d'en publier un extrait, mais je n'ai su lequel choisir, tellement CHAQUE mot est important.
Alain, Fanou, Jean-Louis, Kitty, Michel, Mireille, (oui toi qui es mon amie depuis notre adolescence, et qui chaque jour visites mon blog...dans l'ombre...), Nathalie, et toi Samira, Willy, et certainement d'autres, je suis certaine que ce bouquin vous passionnerait.
Il est tout simplement édifiant !
THIERRY SOUCCAR
Le livre que je lis en ce moment, et que je vous conseille ardemment...
J'avais envie d'en publier un extrait, mais je n'ai su lequel choisir, tellement CHAQUE mot est important.
Alain, Fanou, Jean-Louis, Kitty, Michel, Mireille, (oui toi qui es mon amie depuis notre adolescence, et qui chaque jour visites mon blog...dans l'ombre...), Nathalie, et toi Samira, Willy, et certainement d'autres, je suis certaine que ce bouquin vous passionnerait.
Il est tout simplement édifiant !

" Je boirai du lait le jour où les vaches mangeront du raisin "
Jean GABIN

COMMENT ON POUSSE LE LAIT DANS VOTRE GOSIER
" Nos politiques nutritionnelles nationales sont corrompues par l'influence de l'industrie laitière "
Pr T. Colin CAMPBELL,
Professeur émérite de Biochimie nutritionnelle,
UNIVERSITE CORNELL, NEW YORK

Distribution de lait à l'école. FRANCE 1954 ( sous Pierre MENDES FRANCE )
PS. J'aimerais avoir des commentaires ayant un lien réel avec le sujet, c'est très important, car ce livre ébranle nos " certitudes ", nos habitudes...
Merci,
Bonne nuit, tendrement,
Cathy.
Sur les ondes, ce matin du 25 septembre 2007
26/09/2007 15:18 par cathy7302
C'était hier, mardi matin, j'étais dans la salle de bains, en train de me préparer, écoutant RMC Infos.
Une nouvelle tombe, on vient de trouver un couple qui s'est suicidé.
Je ne connais nullement cet homme, qui vient de mettre fin à ses jours, avec la femme de sa vie, son épouse depuis 58 ans, mais je suis parcourue de frissons en entendant les mots, prononcés par JJ Bourdin...
Dans un ouvrage paru l'an dernier et dont il avait décidé que ce serait le dernier, "Lettre à D. Histoire d'un amour", André Gorz avait écrit une ode à Dorine:
"Tu viens juste d'avoir quatre-vingt-deux ans", lui disait-il. "Tu es toujours belle, gracieuse et désirable. Cela fait cinquante-huit ans que nous vivons ensemble et je t'aime plus que jamais. Récemment, je suis retombé amoureux de toi une nouvelle fois et je porte de nouveau en moi un vide débordant que ne comble que ton corps serré contre le mien".
"Cette présence", ajoutait-il, "fut décisive dans la construction d'une oeuvre dont la visibilité ne porte qu'un nom alors qu'elle fut celle d'un couple, le fruit d'un long dialogue".
Une nouvelle tombe, on vient de trouver un couple qui s'est suicidé.
Je ne connais nullement cet homme, qui vient de mettre fin à ses jours, avec la femme de sa vie, son épouse depuis 58 ans, mais je suis parcourue de frissons en entendant les mots, prononcés par JJ Bourdin...
Dans un ouvrage paru l'an dernier et dont il avait décidé que ce serait le dernier, "Lettre à D. Histoire d'un amour", André Gorz avait écrit une ode à Dorine:
"Tu viens juste d'avoir quatre-vingt-deux ans", lui disait-il. "Tu es toujours belle, gracieuse et désirable. Cela fait cinquante-huit ans que nous vivons ensemble et je t'aime plus que jamais. Récemment, je suis retombé amoureux de toi une nouvelle fois et je porte de nouveau en moi un vide débordant que ne comble que ton corps serré contre le mien".
"Cette présence", ajoutait-il, "fut décisive dans la construction d'une oeuvre dont la visibilité ne porte qu'un nom alors qu'elle fut celle d'un couple, le fruit d'un long dialogue".
Après des débuts dans le journalisme à Paris-Presse, André Gorz fut recruté à l'Express en 1955 par Jean-Jacques Servan-Schreiber, avant de fonder Le Nouvel Observateur en 1964, sous le nom de Michel Bosquet, avec notamment Jean Daniel.
Dans une réaction, ce dernier a estimé que cette fin constituait "l'écrasante beauté d'une communion dans le suicide de deux amoureux octogénaires". André Gorz a été, selon lui, "le philosophe le plus marginal et le plus secret de l'écologie et de l'anticapitalisme"
Dans une réaction, ce dernier a estimé que cette fin constituait "l'écrasante beauté d'une communion dans le suicide de deux amoureux octogénaires". André Gorz a été, selon lui, "le philosophe le plus marginal et le plus secret de l'écologie et de l'anticapitalisme"

Commentaire de fanou12 (26/09/2007 20:49) :
Le philosophe André Gorz et sa femme Dorine se sont suicidés ensemble dans leur maison de Vosnon, dans l'Aube. Lui avait 84ans, elle 83 ans, et souffrait d'une maladie évolutive extrêmement douloureuse. Il avait pris une retraite anticipée du Nouvel Observateur, dont il était l'un des cofondateurs, et quitté Paris afin de mieux l'aider dans tous les actes de leur vie. Dates Février 1923 Naissance à Vienne (Autriche). 1946 Rencontre avec Jean-Paul Sartre. 1964 Participe à la fondation du "Nouvel Observateur". 1975 Publication d'"Ecologie et Politique". 24 septembre 2007 Mort à Vosnon (Aube). Le succès l'avait surpris pour son dernier livre, Lettre à D. (Galilée), où il disait à Dorine comment il en était venu à reconnaître son amour pour elle et à admettre que ce dernier était ce qui lui avait permis de construire une oeuvre. Cette oeuvre, assignée à la visibilité d'un seul nom, le sien, qui était un pseudonyme, il affirmait qu'elle résultait en réalité du dialogue permanent entretenu avec Dorine depuis qu'il l'avait connue, en 1947, à Lausanne. Demi-juif autrichien, il s'y était réfugié après l'Anschluss et avait accompli des études de chimie. Elle était de nationalité britannique, ils se sentaient tous deux en Suisse des personnes déplacées, sans attaches autres que celles qu'ils créeraient ensemble dans un esprit de liberté et de fidélité à eux-mêmes. AUTOANALYSE EXISTENTIELLE De son vrai nom Gérard Horst, il était né à Vienne en 1923, d'un père marchand, juif, et d'une mère catholique. A Lausanne, il entreprit de se reprendre entièrement à son compte en lisant Paul Valéry et Jean-Paul Sartre essentiellement. Il avait si bien assimilé L'Etre et le Néant que lorsque Sartre vint en tournée de conférences avec Simone de Beauvoir, en 1946, il entama avec lui une discussion qui ne devait jamais cesser. Il tirait de l'ouvrage sartrien des conclusions plus radicales que Sartre lui-même, concluant à la vanité de toute action. Sartre lui démontra que s'il pensait ainsi, c'était dû à sa situation. Gorz tenait pour une chance d'avoir rencontré avec Sartre une pensée ouverte, car, tenté par les systèmes, il se serait enfermé dans Hegel s'il avait commencé par lui. Il se mit donc à écrire, dans la continuité de L'Etre et le Néant, un essai philosophique où il s'agissait de fonder une morale existentielle et des raisons d'agir. Encouragé par Sartre, il s'installa à Paris comme journaliste, vivant avec Dorine dans le dénuement et travaillant la nuit à son ouvrage. Elle l'aidait professionnellement en constituant une documentation qui, à Paris-Presse d'abord puis à L'Express de Jean-Jacques Servan-Schreiber et Françoise Giroud, permit à Gorz de prendre, sous le pseudonyme de Michel Bosquet, une place grandissante de journaliste économique. Le contact avec les réalités sociales, la rencontre aussi avec Pierre Mendès France, lui firent aborder la politique par la voie de l'économie jointe à la philosophie. Sartre méconnut l'originalité de son essai philosophique, Gorz en fut ébranlé, il le rangea (Fondements pour une morale ne fut publié qu'en 1977) et il entreprit de se reprendre à zéro dans une audacieuse tentative d'autoanalyse existentielle. Ce fut Le Traître, en 1958, que Sartre préfaça par un texte éclatant. Le livre changea effectivement la vie d' André Gorz et de Dorine en les socialisant. Moi aussi je fut surprise d'apprendre le suicide de ce grand philosophe qui a mon avis n'était pas assez connu Merci d'avoir mis un article pour lui Nous n'avons pas le droit de juger mais tout de même le suicide a mon avis reste un geste très lâche ( c'est mon avis) mais dans chaque personne tout y est si différent et tout être peut avoir des moments de grande solitude ou bien est ce de trop aimé ? qui pousse au suicide Moi qui cotoie tout les jours des jeunes et des des moins jeunes en milieu psy qui essaie de rassurer et de trouver les bons mots afin d'éviter le pire je suis toujours très triste quand j 'entend parler de suicide .Preuve que nous n'avons pas gagner la partie loin sans faut. Mais quoiqu'il en soit il est très important de dialoguer et de s'exprimer sans tabou sur tout les sujets et toi Cathy tu nous donne cette occasion alors j'en profite (en espérant que ton article va être lu par beaucoup de monde MERCI et gros bisous
Merci Fanou, tu es géniale.
Mes jolis cadeaux
26/09/2007 14:34 par cathy7302
Merci mes anges pour vos présents...
Jalousie
25/09/2007 17:32 par cathy7302
" L'amour fait naître la jalousie, mais la jalousie fait mourir l'amour "
Christine de Suède
Christine de Suède
Trop beau pour être vrai
24/09/2007 14:19 par cathy7302
Trop beau pour être vrai
"Il était une fois"…
Mon histoire pourrait commencer ainsi car, figurez-vous, j'ai trouvé l'âme soeur ! Nous avons les mêmes goûts en tout : nous aimons les mêmes livres et les mêmes films, partageons les mêmes émotions, aimons la même cuisine, écoutons la même musique… Souvent, même, nous découvrons que nous pensons à la même chose en même temps !
C'est comme si nous nous étions toujours connus, comme si nous avions grandi ensemble, au sein d'une même famille. Nos amis nous ont d'abord pris pour frère et soeur, tellement nous sommes en harmonie. Lorsque je me retrouve seule, je me sens bancale : désormais, je n'existe plus sans lui ; nous quitter, ne serait-ce que quelques heures, c'est un déchirement. La vie me paraît alors fade et ennuyeuse.
Parfois, tout cela me semble trop beau pour être vrai. J'ai peur qu'une catastrophe nous sépare : je ne pourrais pas y survivre.
Dans les histoires amoureuses, il se produit souvent ce petit miracle : éprouver un sentiment d'identité avec l'autre. C'est comme si le partenaire amoureux devenait le miroir de ce que l'on est, et, ce faisant, renvoyait une image embellie de soi-même. La situation est valorisante.
La difficulté, alors, est de ne pas s'enfermer dans le tête à tête amoureux. Une fois prise la mesure de cette similitude, il faut savoir y échapper. Se persuader que la vie est fade en dehors de l'autre, c'est renoncer au monde, autant pour soi que pour l'autre. Or, le désir est issu du manque, de l'absence, pas de la ressemblance !
Un amour parfait ne se survit que dans la nouveauté, l'apport extérieur. Ce n'est ni la guerre, ni un tremblement de terre ou un accident d'avion qui menace votre relation amoureuse, c'est la perte insidieuse du désir, qui se traduit par l'envie d'aller voir ailleurs, d'être ailleurs !
Liberté, renoncements et conte de fées
Quelle part de liberté sacrifie-t-on pour que la vie à deux ressemble à un conte de fées ? Lorsque la surprise de s'être trouvés est passée, il peut se produire une réaction brutale chez l'un des partenaires amoureux : la volonté d'échapper à une emprise trop envahissante, la peur d'un sentiment trop fort, qui conduit parfois à casser une relation qui semblait définitive.
C'est alors que vous découvrez avec stupeur que sa couleur préférée n'a jamais été le mauve, mais qu'il voulait vous faire plaisir en aimant la même couleur que vous. Pour vous, il a renoncé à ses soirées foot devant la télé, ou à jouer à Trivial Pursuit avec une bande de copains. Et vous, à quoi avez-vous renoncé, parce que cela ne faisait pas partie de vos goûts communs ?
Ces petits riens qui ensoleillaient votre vie d'avant "vous deux", à quoi sert-il de les sacrifier ? Au nom d'une perfection impossible, vous vous êtes ligotés l'un à l'autre. L'amour qu'on éprouve pour quelqu'un ne se mesure ni aux points communs ni au nombre d'heures passées ensemble ! Apprenez à aimer aussi les moments sans lui, à reconnaître ses différences d'avec vous ! Votre désir de fusion n'en sera que plus fort !
Marianne Chouchan
"Il était une fois"…
Mon histoire pourrait commencer ainsi car, figurez-vous, j'ai trouvé l'âme soeur ! Nous avons les mêmes goûts en tout : nous aimons les mêmes livres et les mêmes films, partageons les mêmes émotions, aimons la même cuisine, écoutons la même musique… Souvent, même, nous découvrons que nous pensons à la même chose en même temps !
C'est comme si nous nous étions toujours connus, comme si nous avions grandi ensemble, au sein d'une même famille. Nos amis nous ont d'abord pris pour frère et soeur, tellement nous sommes en harmonie. Lorsque je me retrouve seule, je me sens bancale : désormais, je n'existe plus sans lui ; nous quitter, ne serait-ce que quelques heures, c'est un déchirement. La vie me paraît alors fade et ennuyeuse.
Parfois, tout cela me semble trop beau pour être vrai. J'ai peur qu'une catastrophe nous sépare : je ne pourrais pas y survivre.
Dans les histoires amoureuses, il se produit souvent ce petit miracle : éprouver un sentiment d'identité avec l'autre. C'est comme si le partenaire amoureux devenait le miroir de ce que l'on est, et, ce faisant, renvoyait une image embellie de soi-même. La situation est valorisante.
La difficulté, alors, est de ne pas s'enfermer dans le tête à tête amoureux. Une fois prise la mesure de cette similitude, il faut savoir y échapper. Se persuader que la vie est fade en dehors de l'autre, c'est renoncer au monde, autant pour soi que pour l'autre. Or, le désir est issu du manque, de l'absence, pas de la ressemblance !
Un amour parfait ne se survit que dans la nouveauté, l'apport extérieur. Ce n'est ni la guerre, ni un tremblement de terre ou un accident d'avion qui menace votre relation amoureuse, c'est la perte insidieuse du désir, qui se traduit par l'envie d'aller voir ailleurs, d'être ailleurs !
Liberté, renoncements et conte de fées
Quelle part de liberté sacrifie-t-on pour que la vie à deux ressemble à un conte de fées ? Lorsque la surprise de s'être trouvés est passée, il peut se produire une réaction brutale chez l'un des partenaires amoureux : la volonté d'échapper à une emprise trop envahissante, la peur d'un sentiment trop fort, qui conduit parfois à casser une relation qui semblait définitive.
C'est alors que vous découvrez avec stupeur que sa couleur préférée n'a jamais été le mauve, mais qu'il voulait vous faire plaisir en aimant la même couleur que vous. Pour vous, il a renoncé à ses soirées foot devant la télé, ou à jouer à Trivial Pursuit avec une bande de copains. Et vous, à quoi avez-vous renoncé, parce que cela ne faisait pas partie de vos goûts communs ?
Ces petits riens qui ensoleillaient votre vie d'avant "vous deux", à quoi sert-il de les sacrifier ? Au nom d'une perfection impossible, vous vous êtes ligotés l'un à l'autre. L'amour qu'on éprouve pour quelqu'un ne se mesure ni aux points communs ni au nombre d'heures passées ensemble ! Apprenez à aimer aussi les moments sans lui, à reconnaître ses différences d'avec vous ! Votre désir de fusion n'en sera que plus fort !
Marianne Chouchan
















