Quelques autres petites infos,pêle-mêle concernant la grippe, trouvées aussi dans le Pluriel Nature ( numéro 85, du 1er octobre au 8 décembre 2009 )
Interview Thierry Souccar, d'après son dernier livre
" Prévenir et guérir la grippe "
La grippe frappe en hiver parce que nous manquons de vitamine D.
" Ces virus ne sont pas " des accidents de la nature " mais une création humaine, le prix que nous devons payer aux pratiques d'élevage actuelles et surtout aux élevages industriels. Les élevages industriels sont les laboratoires où se fabriquent les virus de demain. Tant que nous continuerons à élever des animaux dans le seul but d'assurer notre jambon quotidien ou nos nuggets de poulet, nous devrons en supporter les conséquences sociales, médicales et financières sous la forme d'épidémies.
J'ai été frappé par le potentiel préventif et thérapeutique de la vitamine D. ...elle se trouve en première ligne dans notre défense contre les virus de la grippe, et pratiquement personne n'est au courant.
Pour la première fois dans un livre est exposée une hypothèse très récente, soutenue par les résultats d'études expérimentales, épidémiologiques et cliniques : il y a moins de grippes en été probablement parce que le soleil nous protège en nous permettant de synthétiser de la vitamine D. En hiver, nous sommes presque tous déficitaires en vitamine D, donc plus vulnérables.
Je prends le soleil aux beaux jours, notamment à la mi-journée pendant 15 à 30 minutes, visage découvert pour faire des réserves de vitamine D. A partir d'octobre et jusqu'en mars-avril, je prends un supplément de vitamine D. Je suis aussi le régime que je préconise dans mon livre, pour augmenter les apports en certaines substances qui aident le corps à lutter contre les virus. C'est un régime agréable à suivre, puisqu'on peut boire un peu de vin, riche en polyphénols chaque jour. Je fais aussi de l'exercice, c'est très bon pour l'immunité. "
Pour synthétiser la vitamine D en automne - hiver, une bonne recette : 3 fois par semaine, exposer son visage, ses mains et avant-bras au soleil durant 20 minutes. C'est pourquoi, depuis longtemps, lorsque je cours ou fais du rollers, je remonte mes manches !
J'ai aussi pris dimanche une dose de vitamine D : UVEDOSE, conseillée par mon médecin homéopathe.
Je ne mange pas de " nuggets de poulet " et vis très bien ! Je n'ai pas encore acheté et lu le bouquin, mais suis tentée.
Dans un magazine trouvé en boutique bio, " PLURIEL NATURE ", j'ai trouvé cet article très intéressant et vous en fais part, ci-après.
" Tandis que les compagnies pharmaceutiques s'activent sur les vaccins, et que des médicaments antiviraux à l'efficacité incertaine sont produits en masse, on peut se demander s'il est possible de renforcer ses chances de santé. Bien sûr que oui.
Lorsqu'ils affirmaient craindre, il y a cinq ans, que le virus H5N1 ne mute pour se transmettre d'humain à humain, les responsables de santé publique avouaient être mal armés face à une pandémie. Il faudra, déclaraient-ils, des semaines avant qu'une personne vaccinée ne produise assez d'anticorps. Et le vaccin n'est pas une garantie : d'après des études publiées par des revues dont le Lancet, les vaccins antigrippaux ckassiques ne sont que " modérément actifs ". La fourchette va de 23 à 57 % de patients protégés. Le vaccin en préparation contre le H1N1 sera-t-il plus performant ?
Et quid, alors, de l'innocuité des adjuvants utilisés pour le booster ? L'OMS " espère et croit qu'il n'y aura pas d'effets secondaires majeurs ". Est-ce rassurant ? (.....)
Etant donné son efficacité antigrippale modeste, en particulier en l'absence de preuves d'une réduction des complications, et l'apparition de résistances virales, sa balance bénéfices-risques est de plus en plus incertaine. "
( www.prescrire.org )
Et si on augmentait plutôt notre immunité, se demandent des scientifiques et des praticiens de santé pour qui le " terrain " prime sur le microbe et le virus ?
Qui dit " terrain " dit fonctionnement optimal des cellules, composition optimale des liquides organiques ( lymphe, sang ), assainissement de l'intestin ( où s'activent 6.% de scellules immunitaires ), équilibre de sa flore, bon fonctionnement du foie, du système nerveux, équilibre des émotions et des pensées, ressourcement régulier au sein de la nature, dont nous faisons partie... Bref, hygiène de vie au quotidien.
D'ici la fin de l'automne, et au-delà, l'occasion nous est donc offerte de faire le ménage dans notre organisme - lavage fréquent des mains, certes, mais aussi nettoyage intérieur.
En supprimant ou réduisant au maximum tous les aliments nocifs : sucre raffiné et produits, liquides ou solides, en contenant, toutes céréales raffinées, donc baguettes et autres viennoiseries du commerce, corn flakes ou biscottes, de même que les excès de produits d'origine animale, viandes ou laitages, de graisses saturées et trans, et d'aliments cuits.
On ne compte plus les études montrant les méfaits pour l'immunité de cette " alimentation poubelle ", de même que l'importance ( pour la forme, la santé, l'immunité ) de consommer de vrais aliments, c'est-à-dire, complets, biologiques, frais, verts, germés, crus et peu cuits, des algues, des légumes lacto-fermentés... L'hygiène intestinale peut passer par les graines de psyllium, le gel d'aloès, l'hydrothérapie du côlon, des lavements, des cures de chlorophylle.
Face à la menace grippale, de nombraux médecins préconisent l'usage de probiotiques ( provenant de souches ayant fait l'objet d'études ). Les auteurs d'une étude allemande font remarquer que, dans leur essai, " les probiotiques ont eu un effet comparable à celui de l'acide sialique, un médicament antiviral classique employé contre le virus de la grippe. "
Ces bonnes bactéries se nourrissent de prébiotiques, contenus dans l'avoine, le sarrasin, la banane, l'oignon, les légumineuses...mais plus largement dans tous les végétaux contenant des fibres peu digérées par nos enzymes. Tout ceci soulagera le dur labeur du foie, mais on peut offrir à cet organe clé ( détoxication, immunité ) quelques monodiètes ou jeûnes d'une journée, de la chaleur ( bouillote ), un repos suffisant et des plantes qu'il affectionne : feuilles d'artichaut, romarin, pisenlit, curcuma...Que l'on soit enfant, adolescant, adulte ou senior, c'est sur ces fondations - incontournables - que l'on pourra alors tirer les meilleurs bénéfices de compléments alimentaires naturels et de plantes antivirales en cas de menace grippale : ecchinacée et acérola en prévention, par exemple, puis cyprès, propolis, et tisanes de thym, cannelle, girofle, hibiscus, ronce, gingembre...
Parmi les aliments crus les plus intéressants pour l'immunité : l'ail cru, tous les jours. ne pas hésiter à augmenter les doses ! De même que le citron et les pépins d'agrumes, les aromates ( sarriette, origan thym ) et des épices ( raifort, moutarde, cayenne, girofle, gingembre,cannelle ).certaines huiles essentielles antivirales et antibactériennes, que des professionnels de santé peuvent conseiller.
Surtout " ne pas mourir de peur ", conseille le Dr jean-Pierre Willem. Nous ne smomes pas désarmés. Plusieurs huiles essentielles ont une action antivirale reconnue : il existe des centaines de références prouvant leur efficacité." Parmi les plus douces : le ravensara ( Cinnamomum camphora ) et l'eucalyptus radiata dont on peut frictionner quelques gouttes sur la saignée du coude.Le Dr Bruno Donatini, pour sa part, conseille les champignons médicianux, très étudiés en Chine et au Japon, et dont il est un grand spécialiste ( www.fungimedicinal.com ) : " Ce sont les plus forts immunostimulants connus. " Le shikaté, le maïkaté, et aussi deux champignons qui recèlent de fortes propriétés antivirales, le Ganoderma lucidum ( ou reishi ) qui détruit les virus de l'herpès ou de la grippe - le reishi diminue aussi les surinfections pulmonaires chez les patients en insuffisance respiratoire - et le Coriolus versicolor ( ou karawataké ), qui détruit également les virus herpétiques et de la grippe. "
On peut selon lui, les prendre en prévention et doubler les doses en cas de grippe avérée. "
Henriette SARRASECA
Une chose est certaine, je ne me ferai pas vacciner, et vous ?
Je vous embrasse, Cathy
Entre ciel et terre
15/11/2009 17:50 par cathy7302
" N'est bien que ce que te dicte ton coeur, l'amour de tes ancêtres et de ta famille. Est mal tout ce qui se met en travers de l'amour..."
ENTRE CIEL ET TERRE
C'était après mon voyage au Viêt Nam, j'avais été attirée par le livre, qui est magnifique puis, j'ai vu le film, que j'ai adoré aussi.
" Dans le petit village de Ky La, au Vietnam, la jeune Le Ly (Hiep Thi Le) vit un bonheur tranquille auprès de sa famille. Mais en 1963, arrivent les Vietcongs, bientôt chassés par les forces gouvernementales épaulées par les Américains. Torturée, violée, Le Ly se réfugie à Saigon pour y subir d'autres humiliations. Sa situation semble désespérée, lorsqu'elle rencontre un soldat américain (Tommy Lee Jones), qui décide de l'épouser et de la ramener aux Etats-Unis…
On aurait pu penser que deux films sur la tragédie du Vietnam suffiraient à Oliver Stone pour exorciser le traumatisme hérité de sa propre expérience sur le front en 1969. Erreur, non seulement la blessure est toujours ouverte, mais d'après le réalisateur, la douleur est si vive que même après ce troisième film, il n'est pas impossible qu'un jour, il rempile sur le sujet.
"Entre ciel et terre" est inspiré de deux livres de Le Ly Hayslip, et s'efforce d'exposer le point de vue d'une femme sur la guerre, son pays, l'Amérique, etc. Malheureusement, et malgré sa bonne volonté, Oliver Stone ne fait qu'effleurer les motivations du personnage, s'attardant plus sur l'évocation du bouddhisme (il s'est converti pendant le tournage). Quand elles ne sont pas insupportables, les images du Vietnam sont magnifiques et la vision de ce paradis gâché rappelle celle du philosophique "La Ligne rouge" de Terence Malick.
S’il est un seul bouquin à recommander aux générations qui par chance ne vécurent pas la Guerre du Vietnam, il s’agit bien d’Entre Ciel et Terre (When Heaven and Earth change places : A Vietnamese Woman’s Journey from War to Peace).
Le Ly Hayslip, à l’aide de Jay Wurts, y conte son parcours de simple paysanne vietnamienne, tour à tour enfant, soldate, amante. Edité en 1998, le texte n’a pas perdu de sa force et s’ancre plus que jamais dans l’actualité. Le destin de cette grande dame qui inspira Oliver Stone, pour un troisième film consacré à la guerre du Vietnam (Entre Ciel et Terre, 1993), fascine par la compassion qui s’en dégage.
Parce qu’il est un témoignage de femme _ un des seuls qu’il soit possible de trouver en librairie_, cet ouvrage autobiographique est dénué d’une violence cliché que l’on associe à la Guerre du Vietnam, nombre de films cultes aidant. Le Ly Hayslip ouvre les portes d’un dialogue en vu d’une compréhension, dont le manque engendra la haine sous ses yeux d’enfant, d’adolescente puis de femme. Pour la première fois, une Vietnamienne tente de saisir à l’aide des enseignements bouddhistes reçus de son père, le mécanisme complexe de la violence, omniprésent dans son existence. Dire qu’elle y parvient lui volerait de son crédit et pourtant… Au fil des pages, pardonner et aimer ses propres bourreaux devient possible, à l’instar de ce qu’elle fit.
S’il n’y avait pas eu son désir de paix, qui aurait braqué les projecteurs sur de simples paysans, acteurs obligés de cette guerre ? Du côté américain, les hommages aux soldats vétérans ne font pas défaut. A tel point qu’il n’est plus un seul Américain qui ne sache les séquelles psychologiques liées aux multiples massacres perpétrés au Vietnam. En revanche, on néglige par manque de matière les dommages collatéraux qu’elle causa chez toute une génération de paysans vietnamiens enrôlés dans un idéal de patriotisme instrumentalisé. Le Ly Hayslip rétablit cet oubli à travers une réflexion sur le concept de bonheur chez les Vietnamiens, intelligemment confronté à celui de ses compatriotes d’adoption américains.
A l’adresse des Vietnamiens qui ont fui le pays suite à la guerre, Le Ly Hayslip offre un hommage symbolique à ceux qui comme elle, demeurent entre ciel et terre. Mais bien au delà d’une simple leçon d’amour, il s’agit d’un puissant message universel de tolérance et de paix. La seule arme qui vaille véritablement la peine d’être dégainée.
Vendredi soir les Vietnamiens sont rentrés, heureux de leur voyage. Je peux voir les photos et me rémémorrer mon voyage de 1996, qui fut, je l'ai souvent dit, mon voyage le plus marquant, le plus dépaysant. Les paysages sont d'une rare beauté, et malgré les années de cette sale guerre, comme elle fut nommée, les vietnamiens gardent leur plus beau sourire.
Bonne soirée, Cathy
Esther Perel
14/11/2009 22:15 par cathy7302
Esther Perel
14/11/2009 22:15 par cathy7302
" Pourquoi vouloir tout partager ? Tout dire ? Le feu a besoin d'air "
Esther Perel
Mark Twain
14/11/2009 21:37 par cathy7302
Mark Twain
14/11/2009 21:37 par cathy7302
" La civilisation est une multiplication illimitée de nécessités inutiles "
Mark Twain
Je vous embrasse et vous souhaite un bon week-end
Cathy
Vendredi 13 novembre 2009. Journée de la gentillesse
13/11/2009 10:52 par cathy7302
Vendredi 13 novembre 2009
C'est aujourd'hui, décidé par Psychologies Magazine la journée de la gentillesse.Tout comme la journée des grands-mères, des secrétaires ou autres, je trouve cela assez ridicule, car j'ai du mal à penser que les gens qui ne le sont pas habituellement, le seront plus aujourd'hui...Si j'en juge hier soir à la piscine, par l'attitude de la femme que j'ai croisée dans le bassin. Dans chaque ligne d'eau, il y a un sens pour aller, et un pour revenir, plutôt logique, si l'on veut éviter les collisions. Comme elle arrivait à toute vitesse devant moi, et pensant ( naïve que je suis ) qu'elle n'avait vraiment pas fait attention, je lui dis gentiment qu'elle est à contre-sens, elle me répond méchamment : " Moi, je suis en train de doubler ! ". Seulement voilà, à la piscine, comme sur la route, lorsque l'on double, c'est parce que l'on est assuré qu'il n'y a personne en face... De plus, dans une ligne d'eau, la " règle " est de doubler AU MILIEU, de manière à ne pas gêner les nageurs des deux sens, qui eux, sont prioritaires par rapport à celui qui double... C'est alors, que j'ai demandé à cette femme si elle pratiquait ainsi sur la route. Ce à quoi, elle m'a répondu qu'elle allait m'attendre à la sortie !!!!! J'ai continué à nager comme si de rien n'était, puis, une fois mes longueurs terminées, je suis partie. J'ai touché deux mots de l'incident à Marie-Ange, employée à la piscine, elle a voulu en parler à Marc, chargé de la Sécurité. Je le connais bien, l'ai attendu, et m'a dit aussitôt " C'est la fille avec le bonnet bleu ? " C'était bien elle. Bien connue pour son manque de civilité, et son agressivité... Alors, je me dis, que des gens comme cela, ce n'est pas cette journée qui changera quelque chose. Il y a longtemps que je ne rêve plus...
Malgré tout, aujourd'hui, comme les autres jours, j'ai envie de dire à mes amis, et à tous les gens gentils, que je les aime.
Cathy
LA GENTILLESSE EST UNE FORME D'INTELLIGENCE
" qui porte ses fruits à long terme : la survie du plus apte ne signifie pas qu'il s'agit du plus fort, mais du mieux adapté. Or la capacité à coopérer favorise les chances de survie et de reproduction du groupe ".
D'après " L'art de la gentillesse " de Pierro Ferruci.
Lit à eau/Waterbed
12/11/2009 11:40 par cathy7302
Dormant sur l'eau depuis 15 ans, jamais je ne pourrais vous conseiller autre achat de literie qu'un...li à eau.Pour ceux qui aiment le vrai confort, qui rêvent de nuits douces et paisibles, et qui souhaitent préserver leur dos, leurs articulations... Vous dire à quel point c'est génial, c'est que dormir sur un autre matelas est une vraie galère...
Ci-dessous un témoignage trouvé sur le net, et avec lequel je suis en parfait accord.
" Une fois installé, je me pose dessus, et vraiment, dans toutes les positions, le matelas prend parfaitement les formes du corps, au quart de seconde, c'est de la boulette. Un vrai bonheur, aucune douleur de dos, c'est génial. De plus, le contact de l'eau a des effets apaisants. On en ressort complètement "zen".
J'ai trouvé le matelas tellement confortable qu'une fois "incrusté" dans mon lit, j'en avais du mal à entendre mon réveil-matin, même après 10 heures de sommeil. Le seul mécontent, c'était mon boss, qui acceptait mal que je me sente si bien dans mon lit et que j'arrive systématiquement en retard, avec la marque de l'oreiller sur la joue. Et il y a même eu un matin, à l'occasion d'une fête célébrant la Libération, un convoi de chars d'assauts est passé devant ma fenêtre. Même si je suis au rez-de-chaussée, je n'ai rien entendu (c'est pas des blagues). C'est mon amie qui m'a réveillé pour me le montrer, c'était déjà la fin du convoi.
L'eau est incompressible : le matelas vous soutient uniformément et agréablement sans pression excessive, votre sommeil devient récupérateur, vous vous réveillez souple et détendu.
Quelle que soit votre position de sommeil, votre colonne vertébrale demeure toute la nuit en position idéale. "
Et voici une petite anecdote, racontée l'autre soir par mon ami néo-zélandais.
Une histoire vraie, qui s'est passée en Nouvelle-Zélande, il y a une trentaine d'années. Parce que là-bas, les lits à eau sont connus depuis très longtemps.
Cette histoire était parue dans le journal.
Un homme venant d'acquérir un lit à eau, avait rempli son matelas sur la pelouse de sa maison. Ce dernier a roulé et atterri sur la maison, détruisant complètement un mur extérieur. Incroyable, penserez-vous ? Eh bien, si, puisque les maisons néo-zélandaises sont en bois...!
Si quelqu'un veut des renseignements, n'hésitez pas.
Très belle journée à vous tous, Cathy
L'art de l'essentiel. Dominique Loreau
11/11/2009 13:00 par cathy7302
" Les pièces très meublées ont très peu en elles. Les simples proportions d'une pièce agissent sur notre sensibilité bien plus que ce qui est déclaré par notre conscience actuelle "
Robert Henri, célèbre architecte d'intérieur américain.
" Le fouillis d'un appartement bohême a certainement du charme, mais seulement chez les autres ! Vivre avec très peu dans le raffinement est non seulement possible mais indispensable si l'on veut continuer à aller de l'avant et ne pas se laisser ensevelir par le surplus de ses possessions. Dans notre civilisation occidentale, le raffinement d'une pièce est jugé par ce qui y est placé : meubles, oeuvres d'art, objets...
Mais pour embellir son intérieur, retirer tout ce qui est " déco " et ne garder que l'indispensable au confort et aux activités du quotidien produit un effet spectaculaire. Une maison n'est pas un musée et les objets du quotidien n'ont pas besoin d'être, pour chacun d'eux, une pièce rare. Le trop enlaidit tout, même ce qui est beau. Qui voudrait vivre au Château de Versailles ? Un des summums de l'esthétique en matière d'architecture est la pièce où se pratique la cérémonie du thé, très inspirée du zen, au Japon. Ses pratiquants la nomment " la maison de la fantaisie ". Cette pièce ( parfois un petit pavillon au milieu d'un jardin zen ) n'est bâtie que pour servir d'asile aux aspirations poétiques. En étant dénuée d'ornementation, elle invite non seulement à agir librement, mais à y placer uniquement de quoi satisfaire un caprice esthétique passager, quelque chose d'inachevé que les jeux de l'imagination achèvent à leur gré. L'apparente insouciance qui y règne a pour but de nous rappeler que l'amour de la vie réside exclusivement dans l'esprit qui, en s'incarnant dans les choses simples, les embellissent de la subtile lumière de son raffinement. "
" Le voleur a tout emporté Sauf la lune Qui était à ma fenêtre "
Haïku, RYÔKAN, ermite poète et calligraphe ( 1758-1831 )
De ma lecture actuelle : " L'art de l'essentiel " Dominique Loreau
Le syndrome de Diogène, fin.
10/11/2009 21:24 par cathy7302
LE SYNDROME DE DIOGENE( fin )
Cela commence par l'accumulation d'objets hétéroclites, (syllogomanie) le Diogène aime stocker, entasser, collectionner, accumuler des volumes grandissants et démesurés :
- des vieilles revues, des courriers, des publicités : "je n'ai pas encore tout lu", "il faut que je classe", "je veux découper les recettes", "je dois faire les mots croisés"...
- des objets cassés, inutiles, hors d'usage : "il faut que je les répare"...
- des vêtements usés, démodés, dépareillés : "je vais les raccomoder","ça peut faire des chiffons" "je vais les reprendre à la taille", "je vais le rapiécer", "je cherche un haut pour aller avec"...
- de la nourriture... "c'était une promotion", "je vais en faire des compotes", "la date limite est dépassée mais ils sont encore bons", "y'a seulement un côté abîmé"...
Le Diogène ne jette rien, refuse toute aide, défend son trésor contre toute proposition de rangement, sous des prétextes divers : "ça peut servir", "je vais m'y mettre", "c'est pour le tri sélectif", "je m'en sors très bien tout seul", "je n'ai besoin de personne", "c'est mes affaires"... I l peut aller jusqu'à consommer des produits périmés pour ne pas gâcher.
Le rangement devient vite impossible et le ménage aussi, mais le Diogène refuse la réalité en persistant qu'il va arriver tout seul à s'en sortir... Il refuse toute aide prenant ça comme une agression intrusive, et sa réaction peut être violente ou exacerbée.
Des problèmes d'hygiène se cumulent avec le problème de place : - pullulement d'insectes (puces, blattes, mouches, mites, papillons...) ou de rongeurs (rats)... - apparition de moisissures - apparition d'odeurs nauséabondes
Certains diogènes collectionnent aussi les animaux, et parfois leurs excréments, parfois même les animaux morts (chats, rats...)
L'espace vital est occupé par les entassements d'objets (la baignoire, le lit, la table), empêchant les actes quotidiens d'une vie normale,(dormir, se laver, manger, cuire...) mais le Diogène est dans le déni de la réalité. Il peut se resserrer dans un tout petit coin d'une grande maison envahie par les ordures, ou choisir d'aller dormir dans sa voiture si il n'a plus la place chez lui... (certains sont morts de froid, en hiver)
Certains Diogènes ne se lavent plus, et n'ont pas honte de l'odeur qu'ils véhiculent...
Economiser tourne à l'obsession, car le diogène se croit parfois dans une situation d'extrême pauvreté, alors que son compte en banque est parfois bien garni.
La peur de manquer est sans doute à l'origine de bien des situations dramatiques.
L'angoisse du temps qui passe aussi : fixation sur le passé, refus de l'évolution, refus d'accepter son âge... (le diogène s'habille comme un enfant, les femmes gardent leurs cheveux longs de petite fille, les objets du passé prennent un caractère "sacré", tout ce qui est moderne est critiqué et refusé d'emblée).
Le diogène est pratiquement toujours seul. Deux fois sur trois le diogène est une femme. Les cas de syndrome en couple sont rares. Le syndrome touche davantage les personnes âgées, mais aussi des plus jeunes...
Le syndrome contribue aussi à l'isolement social. Le diogène se pense incompris et rejeté, persuadé qu'il a raison dans ses choix et que c'est "les autres" qui ont tort. Certains diogènes ne sortent plus de chez eux...
Le syndrome commence souvent après un choc émotionnel comme le décès d'un proche, ou bien trouve ses racines dans l'enfance ( souvenir de périodes de rationnement). L'attachement irrationnel aux objets est peut-être la réaction à une peur exacerbée de la mort ? L'entassement est le moyen choisi pour se rassurer, se persuader de la présence du monde des vivants (je possède donc je suis)..."
Absolument terrifiant, n'est-ce-pas ? Chaque jour, depuis toujours, j'ai besoin de trier, ranger, donner, jeter... Je supporte très mal le désordre, qui me donne la sensation d'étouffer. J'ai besoin d'espace, et j'avoue que me trouver dans le foutoir, aiguise mes nerfs, je ressens le besoin impérieux de ranger. C'est pourquoi, souvent, je mange assez tard, surtout lorsque je suis seule, parce que j'ai pris soin de ranger ce qui traîne, ou nettoyer ce qui doit l'être. Ce qui s'apparente pour moi au feng shui. Salwa, tu dois te remémorer le livre de cet été...
Dans ma maison, pas, ou très peu de meubles... Cela peut surprendre, mais en bas, si ce n'est la cuisine équipée, les canapés, la table et les chaises, mon bureau d'ordinateur, un petit meuble de téléphone dans le hall d'entrée, il n'y a rien d'autre. Seulement des ouvertures, sur le jardin. Je n'ai jamais, même gamine, accumulé ni aimé les bibelots, toutes ces choses qui nous encombrent, ramassent la poussière, et nous donnent un surplus de ménage, nous privant du plaisir de lire, se promener, faire du sport... Autant de choses qui encombrent non seulement notre intérieur, mais aussi notre mental... C'est pourquoi, je me sens si bien dans un mobile home, par exemple, comme cet été. Ou bien une chambre d'hôtel, où nous n'avons en fait que l'essentiel. Ma devise de toujours : PEU MAIS BIEN.
Je vous dis mon amitié, fidèles ou visiteurs de passage. Cathy
Le hoarding ou syndrome de Diogène
09/11/2009 22:07 par cathy7302
Le hoarding ou syndrome de Diogène
09/11/2009 22:07 par cathy7302
Après avoir lu " L'art de la simplicité ", et " L'art des listes ", de Dominique Loreau, qui vit au Japon depuis vingt ans, et a adopté le style de vie frugal et la spiritualité de ce pays, il me manquait son dernier : " L'art de l'essentiel ". Je l'ai acheté, et il sera ma prochaine lecture. Ce soir, j'ai eu envie de le feuilleter, et comme je le fais souvent, j'ai ouvert le livre, au hasard, et suis tombée sur ce paragraphe. Impressionnant...
LE HOARDING ( THESAURISATION ) OU SYNDROME DE DIOGENE
Les animaux et le hoarding
To hoard est un terme anglais utilisé pour les animaux qui font leurs réserves pour l'hiver. Un des champions du hoarding serait le geai gris de l'Arctique qui emmagasine près de cent mille becquées de nourriture pour les longs hivers sombres ( baies, insectes, araignées...), rapporte Tom Waite, biologiste de l'université de Colombus, Ohio. Certains animaux, comme l'ours noir d'Eurasie, construisent aussi un abri avant la saison des amours. Ceux qui ont les piles les plus hautes sont ceux, paraît-il, qui ont le plus de chances de trouver une femelle. Mais les seuls à amasser à outrance sans réelle nécessité sont les humains !
Le hoarding ou syndrome de Diogène
Le hoarding ( on n'a pas encore trouvé d'autre mot pour cette véritable maladie mentale, si ce n'est paradoxalement, le "syndrome de Diogène" ) est une maladie encore inconnue de la plupart d'entre nous et même des médecins. Ses victimes ont développé la manie de stocker chez eux des milliers d'objets. Un professeur de psychologie de Smith College ( Northampton, Massachussets ) a entamé des recherches : il estime que 2 à 3% de la population souffre de ce problème. Il donne une définition ( étude de Frost et Gross, 1993 ) :
* Acquisition et échec à se défaire d'un grand nombre de possessions ou d'informations qui semblent inutiles ou sans valeur. L'espace vital est si encombré qu'il ne peut plus être utilisé pour sa fonction d'origine; certains d'entre eux ne peuvent même plus utiliser leur lit, leur table, ou certaines pièces de leur maison. Ils ne peuvent plus inviter leurs amis, ne retrouvent pas leurs factures à payer, ne sont pas assez organisés pour conserver un travail... Au bout d'un certain temps, ils ne se souviennent même plus de ce qu'ils possèdent. Une femme qui collectionnait les articles sur les voyages avait trouvé un article sur un voyage couvrant plusieurs pays. Alors elle avait fait plusieurs photocopies pour en mettre une dans chacun de ses classeurs divisés par pays.
* Important degré de détresse, dépression et achats compulsifs
* Conservation de toutes les possessions, même les plus inutiles, sans jamais rien jeter.
* Manque d'entretien et d'organisation de ces choses
* Excuses communes à tous les hoarders : valeur sentimentale, attachement émotionnel à des choses qui rappellent une période importante de leur vie, peur de perdre de l'argent ( leurs choses peuvent prendre de la valeur un jour ), valeur utilitaire, valeur esthétique ( l'objet étant considéré beau ou attirant )
* Toutes leurs possessions sont considérées comme des trésors que les membres de la famille ne doivent pas toucher.
* Leur éducation est souvent excellente, et leur niveau de créativité plus élevé que la moyenne.
* Leur conversation est souvent chargée ( au lieu de répondre simplement à une question, elles donnent mille détails )
* Leur capacité à se concentrer ainsi qu'à prendre des décisions est faible.
* Comme tous les joueurs d'argent, ils ne considèrent pas leur comportement comme une maladie.
Il est difficile de bien connaître ce phénomène, expliquent les chercheurs, car ces personnes sont souvent très secrètes sur leurs habitudes. Ce qui les pousse en général à amasser est un désir très basique qui aurait son origine dans des parties subcorticales et limbiques du cerveau. Mais cela ne s'arrête pas là. Nous utilisons le cortex préfrontal ( une région du cerveau qui traite les décisions à prendre, des informations et de leur organisation ) afin de déterminer la quantité de " réserves " dont nous avons besoin pour notre survie. Le désir naturel de s'adapter à leur environnement serait donc, chez ces personnes, déréglé ( elles auraient une activité ralentie d'une partie du cerveau ).
Depuis le début des recherches, on a constaté que certaines personnes devenaient atteintes de hoarding à la suite d'une lésion de la région frontale du cerveau, occasionnée parfois par une congestion cérébrale ou un choc du cortex préfrontal. Dans la plupart des cas, cependant, le hoarding est provoqué par l'anxiété. Une émission télévisée japonaise ( il y a un un nombre important de ces personnes dans ce pays ) donnait une version différente : les personnes victimes de l'encombrement auraient perdu toute notion d'espace vital ( de même qu'il existe des personnes n'ayant aucune notion de l'ordre ou de la propreté ), et seraient incapables de faire la liaison entre une vie " viable " et un espace vital suffisant. D'où l'obstruction par exemple d'espaces apportant la lumière ( fenêtres ) ou de facilité de mouvement ( entrée de la maison ).
L'histoire de Patrice Moore
" J'ai acheté une deuxième maison, à 3000 km de la première, pour vivre libre et loin de mes choses. Je pourrai toujours y retourner si j'en ai envie. Ici, je me promets de ne garder qu'une étagère de livres, peut-être deux. Et mon ordinateur. C'est tout ce dont j'ai besoin. Ma deuxième maison est petite "
Un malade de hoarding, blog Internet.
Patrice Moore recevait des tonnes de courrier - magazines, journaux, livres, catalogues, sollicitations diverses...- et , chaque jour, ce reclus de 43 ans les entassait en piles qui finirent par atteindre les plafonds et obstruer les fenêtres de son appartement new-yorkais. Un beau jour, tout est tombé sur lui et il fut littéralement enterré vivant, debout. Il resta ainsi deux jours, seul, jusqu'à ce que les voisins entendent ses gémissements. Le propriétaire cassa la porte et il fallut aux pompiers une heure pour dégager Moore et l'emmener à l'hôpital. Le journal ajoute que Moore a eu plus de chance que Homer et Langley Collyer, deux frères hoarders qui, pendant quarante ans, avaient rempli à ras-bord leur appartement de Harlem de piles de débris : journaux, vieux arbres de Noël, une douzaine de pianos et même une automobile démantelée ! Le 21 mars 1947, on trouva Homer mort de faim. Il fallut dix-huit jours aux employés de la ville pour découvrir Langley, écrasé sous des objets.
Richard, menacé d'expulsion de son appartement.
" J'aimerais m'en sortir, mais il faut me donner les bons outils ! L'inspectrice de la ville est venue et a dit qu'il faudrait mettre tout ça dans une benne. C'est efficace sur le moment, mais pas à long terme. "
Richard, souffrant du syndrome de Diogène
Richard ramasse même les sacs-poubelle de ses voisins dans les bennes. Cet entasseur pathologique tente depuis six mois de faire le ménage dans son appartement, mais n'y parvient pas. papiers, journaux, cartons et bouteilles encombrent son logis. Richard ne veut même plus sortir de chez lui, de crainte de ramener à la maison tout ce qui lui tombe sous la main. Son propriétaire menace maintenant de l'expulser.Atteint du syndrome de Diogène, il demande de l'aide pour vaincre sa maladie. Certaines des personnes que nous voyons traîner leurs bagages dans la rue ont eu la même expérience;elles vivent un enfer. Pourtant personne ne les soigne."
Je m'arrête là pour ce soir, je suis ko, mais je continuerai demain, ce serait dommage de louper la fin.Quoi qu'il en soit, c'est très triste. Je ne pense pas devenir une " hoardeuse ", car je déteste le foutoir, je me snes très mal, et comme je le dis souvent à la maison, dès que plusieurs chosescommencent à trîner, je pratique le " feng shui ", l'art de faire régner l'harmonie dans le lieu où l'on vit ".