INVICTUS. Clint Eastwood
18/01/2010 18:27 par cathy7302
18 janvier 2010
" Je ne suis pas vraiment libre si je prive quelqu'un d'autre de sa liberté.
L'opprimé et l'oppresseur sont tous deux dépossédés de leur humanité "
" Etre libre, ce n'est pas seulement se débarrasser de ses chaînes ;
c'est vivre d'une façon qui respecte et renforce la liberté des autres "
" En faisant scintiller notre lumière, nous offrons aux autres
la possibilité d'en faire autant "
Nelson Mandela
INVICTUS
Directement inspiré de faits historiques,
le film raconte l'élection en 1994 de Nelson Mandela,
incarné par Morgan Freeman, à la présidence de l'Afrique du Sud,
marquant ainsi la fin de l'Apartheid. Convaincu par le pouvoir du sport comme langage universel,
il fait alors cause commune avec François Pienaar, capitaine de l'équipe de rugby sud-africaine, campé ici par
Matt Damon, pour tenter d'unifier le pays et de se présenter au Championnat du monde de 1995...
Grandiose !
Un régal ce soir dans mon petit ciné,
avec le dernier Clint Eastwood, que j'ai vu en VO, comme j'adore.
J'avais déjà aimé " Million Dollar Baby ", sublime.

Si j'étais fan, alors, je dirais :
" oui, de Nelson Mandela "
Week-end
18/01/2010 08:28 par cathy7302
18 heures, une envie me prend,
si je faisais une fondue chinoise ?
Mon fils et sa copine seront là pour le dîner,
c'est une idée sympa. J'en ai mangé une seule fois
chez des amis, il y a longtemps, et j'ai...adoré ! Un petit tour sur la Toile
pour trouver une recette, j'ai tout ce qu'il faut à la maison, piment et gingembre compris.
Ils arrivent tous les deux, et nous nous mettons au boulot : Alexandre coupe viandes et poisson
en fines lamelles, tandis que je prépare le bouillon, et Barbara est sur le pc,
pour lire la recette.
Pour la fondue chinoise, une règle à respecter
dans le choix des protéines :
l'air, la mer et la terre.
L'air correspond à toutes les volailles ( poulet, canard ),
la mer pour les poissons et crustacés ( lotte, dorade, bar, noix de St Jacques,
crevettes crues, etc.) et la terre pour le boeuf, le porc, et le poulet.
Plus le bouillon est riche de légumes, meilleur il est bien évidemment.
Il doit être placé sur un réchaud, afin de rester en ébullition.
Chacun y cuit sa viande, son poisson, etc.
A la fin du repas,
on fait cuire des vermicelles
de riz ou de soja dans le bouillon.
Nourrissant, équilibré, délicieux !
Bribes de vie.
16/01/2010 14:53 par cathy7302
Petites anecdotes, avant et pendant mon séjour à la Clinique.
* Lors de ma première visite chez mon ORL :
le test du miroir de Glatzel.
J'imagine qu'il s'agit
d'un miroir un peu spécial, mais vous
pouvez prendre un miroir normal et faire
le test suivant :
placez-le sous votre nez,
soufflez avec les deux narines en
même temps : voyez où se situe la buée.
Si la buée est répartie
juste au-dessous de vos narines,
aucun problème. Si ce n'est pas le cas,
votre cloison est déviée.
* 4 janvier jour de l'intervention :
Au bloc, j'ai le souvenir de la petite infirmière,
en vert, au bout du brancard, légèrement à ma gauche,
de mon chirurgien, à ma droite, vêtu aussi de vert. Et...la vision
de mon anesthésiste, également à ma droite, en blouse blanche...
Après avoir vu ces trois visages,
je plonge dans le sommeil, sans me rendre compte
de quoi que ce soit : aucune parole, absolument rien.
Le 12 janvier,
lorsque le chirurgien m'ôte
le plâtre, je lui parle de ces instants,
au Bloc. Il me dit qu'avant de nous endormir,
on nous parle toujours, premier détail, et, que le médecin anesthésiste
est lui aussi vêtu de vert, comme tout le monde au Bloc.
Ce que je sais bien sûr,
mais là, je suis certaine d'avoir
vu l'anesthésiste en blouse blanche : erreur,
les détails de ces instants ont été oubliés, effacés de la mémoire,
" à cause " de l'anesthésie...
* Quelque chose dont je me souviendrai toujours,
et qui n'a pas été altéré par l'effet des anesthésiants, ( je suis bien lucide ! ) :
troisième et dernière nuit. Plus de mèches, plus de surveillance toutes les heures,
je dors très profondément, je suis merveilleusement bien dans ma jolie chambre. Puis, dans le couloir,
tout près, j'entends les infirmières de nuit parler, je me réveille. Pas grave, puisque l'une d'entre elles, Elisabeth, la brune, entre pour me demander si tout va bien, je lui réponds que oui,
tout est ok.
Elle me répond : " Vous êtes bien sous
la couette, dehors, si vous voyiez la neige ! "
De la télécommande de mon lit, je remonte légèrement
le store, et admire la blancheur de la nuit... Superbe spectacle,
que je garde ne mémoire, avant de baisser le store et me rendormir,
je suis merveilleusement bien...
Après le séjour à la Clinique,
ma parenthèse au coeur de l'hiver,
se poursuit à la maison. Je vais bien, dors
comme un bébé, j'ai l'impression d'être collée à mon lit,
me réveille tard. Je profite de ma convalescence, j'ai besoin de
récupérer, et le sommeil est le meilleur ami de la cicatrisation.
Je vous embrasse,
bon week-end
Cathy
Quatre ans...15 janvier 2006 - 15 janvier 2010
15/01/2010 12:54 par cathy7302

Eprise d'échanges, de partage, et de paix,
passionnée par la relation à l'Autre, c'est dans cette perspective
d'Amitié et de lien durable, que j'ai crée, il y a quatre ans, cet univers, Mon Univers...
Le drame qui
se déroule actuellement
en Haïti devrait nous donner la
force de communier, et la vision d'un
monde meilleur.
Cathy
Rhinoseptoplastie, suite, et bientôt fin.
14/01/2010 09:04 par cathy7302
et bientôt fin,
à l'abaltion des fils, dans deux semaines environ.
J'ai bien pensé à vous,
mes amis de VIP et les autres,
hier, mais j'ai couru pour chercher mon attelle
- je ne dois pas sortir -, mais comment faire, quand personne ne peut vous aider ?
Comme on dit, on n'est jamais mieux servi que par soi-même...
Je n'en veux à personne,
chacun ayant sa vie, ses obligations.
La vie d'aujourd'hui est ainsi, ce que je déplore
bien sûr, mais nous vivons, quoique que l'on en dise, à l'ère du
" Chacun pour soi et Dieu pour tous " alors...
Alors...
j'ai pris ma voiture,
protégé mon nez avec un triple tour d'écharpe,
et attendu qu'un arrêt minute veuille bien se libérer
pour ne pas avoir à prendre de risque, et me garer DEVANT
la pharmacie. Après avoir attendu plus de dix minutes en double file,
j'ai demandé à la personne, dont j'attendais la place, si elle en avait pour longtemps.
Elle se trouvait là, sur cet arrêt 10 minutes, ayant dépassé le temps, et a donc, d'elle-même
changé de place, pour me laisser me garer. Elle a dû voir mes hématomes, et comprendre que je ne trichais pas. Merci, madame, j'en ai été touchée. En sortant dela pharmacie, j'ai voulu aller la remercier,
mais elle n'était plus là.
Dans la foulée, la première ne les possédant pas,
j'ai acheté dans une autre pharmacie des granules homéopathiques d'APIS MELLIFICA 9 CH,
conseillés par mon médecin homéo, pour réduire l'inflammation
donc l'oedème de mon nez.
De là,
j'ai rejoint la Clinique,
et mon adorable chirurgien,
afin qu'il moule mon attelle à mon nez.
3è et dernière pharmacie de la journée,
ouverte plus tard que les autres, pour l'achat de scotch micropore,
pour le maintien de l'attelle.
Retour à la maison, plus de 20 h.
Pas de repos donc, et cette vadrouille de l'après-midi,
m'a un peu fatiguée. Je me pose sur le canapé, sur TMC devant
l'émission de Gainsbourg et Brigitte Bardot. A 22h30, trop fatiguée pour allumer le pc...
Huitième et dernier jour avec le plâtre,
mardi 12 janvier 2010.
L'hématome descend, processus normal,
et persiste sur les pommettes, mais rien de comparable
avec la semaine dernière, où l'hématome colorait mes paupières.
Au bas des joues, je suis un peu bleu/noir, lol ! Comme après un bon match de boxe.
Mais je n'éprouve aucune gêne, le regard des autres m'indiffère : au contraire, c'est amusant de voir la réaction des gens : soit ils vous regardent comme une bête curieuse, sans sourire ni tendresse aucune, soit détournent leur regard, soit vous demandent par exemple, si vous vous êtes blessée au ski,
avec la plus grande gentillesse. Là encore, je ne retiens que les derniers...
Très belle journée,
Cathy
Plus que touchant...
Merci...
Commentaire de David (10/01/2010 22:31) :
Ne pas être conscient de son corps, ne pas le sentir, sauf lorsqu'on le désire et que ce dernier est partagé, cela fait partie du bien-être; et la maîtrise de cette inconscience apporte le bonheur... Mais lorsque la moindre partie de notre chair s'éveille à nos sens, voilà la naissance du désagrément, de la douleur, de la souffrance et du mal-être... Alors avec célérité, il faut se soigner, mais parfois à quel prix? Celui de traitements physiques qui, on le sait, vont nous faire mal... Vient donc s'installer en nous la peur! Cette peur, qui tue notre esprit, qui représente la petite mort qui condut à l'oblitération totale des sens et de la raison... Mais aujourd'hui, une petite fleur vient de nous offrir son parfum, si doux et rassurant, incarné par le don de son expérience durant une telle épreuve où son corps a été meurtri, mais guéri. Regardez, malgré les traces de ce qui semble être une torture, elle sourit... Lisez, ses mots, ses lignes, ses sentiments, son ressenti... elle nous offre le pouvoir de vaincre notre peur et même de nous en affranchir! La rhinoseptoplastie aurait pu être une arme tailladant notre esprit pour nous plonger dans une angoisse indicible... car elle peut nous être nécessaire, donc inévitable! Mais à présent, grâce à Cathy, au courage dont elle a fait preuve, grâce à sa générosité, nous n'aurons pas peur et comme Elle, nous pourrons sourire avant de subir, puis ensuite en rire... Grâce à Toi, notre bien-être ne pourra pas nous quitter si, à notre porte, cette situation vient se présenter. Alors, tout simplement, et amicalement, Cathy... Merci.
Chaque homme est une histoire qui n'est identique à aucune autre. Commentaire de tgv08 (13/01/2010 13:15) :
15 jours sans tes bisoussss ça va être un siècle bisousss de ma part et de Sophie
http://tgv08.vip-blog.com
Rhinoseptoplastie. Retrait de l'attelle plâtrée. 12 janvier 2010. J+8
12/01/2010 19:47 par cathy7302
ce soir pour le retrait du plâtre.
Ma puce m'accompagne, c'est son souhait.
En cinq secondes, c'est fait. Ma peau, sous les sparadraps
est restée nickel. Je m'attends à ce que mon nez soit bleu, ou violet,
il n'en est rien, mais, il est enflé. A présent, je devrai m'armer de patience...
Il faudra des semaines, au moins trois, et des mois, au moins trois aussi pour commencer
à retrouver un nez normal. Et oui, le plus dur n'est pas le séjour en Clinique
mais bien l 'APRES...
Les recommandations du chirurgien :
* durant encore 15 jours : ne pas sortir au froid ( protection des sinus )
* dire bonjour de très loin, sans bisous etc.
* massage du nez tous les soirs avec les majeurs,
pour un drainage lymphatique, du haut vers le bas,
de l'intérieur vers l'extérieur, avec une crème AVENE*
* pas de sport ni de gros effort physique pendant un mois.
* pas de lunettes pendant un mois (comment font ceux qui en portent et ne supportent pas les lentilles...? )
* en faire le moins possible, afin de protéger ce nez tout neuf...( c'est vraiment ce que mon chirurgien m'a dit )
* port d'une attelle, ( c'est plus raisonnable ), le moindre choc pouvant tout ficher en l'air.
* prise de comprimés pour le collagène ( Piasclédine* )
Même si c'est une intervention courante,
elle est très délicate. Mais cela je le savais.
Le coup que j'avais pris dans une porte en 2008,
est bien la cause de la fracture de mon os, et la déviation
de ma cloison . J'ai eu tort de ne pas avoir passé de radio,
j'avais pourtant eu très mal. Et puis, les jours passant, et comme rien
ne se voyait extérieurement, cet incident est vite tombé aux oubliettes.
C'est ainsi, je ne peux revenir en arrière.
Une chose est déjà certaine : je respire des DEUX narines...
Mon nez n'est quasiment plus bouché, les croûtes diminuent,
puisque les saignements ont cessé.
D'ici, de mon univers,
je peux vous embrasser,
et c'est de tout coeur que je le fais,
douce nuit,
Cathy
pour la 1è fois depuis le 6, mon retour à la maison
pour faire le plein de fruits et légumes. Puis, comme il
m'accompagnait, et que nous passions devant " notre " piste cyclable,
j'ai promené mon Twist, dans la neige. Un beau soleil rendait la température
positive : + 2°. Cette balade m'a fait un bien fou, j'avais bien sûr pris soin de
m'emmitoufler dans mon écharpe. Hélas, je ne sais pas si je pourrai recommencer,
car ce n'était pas vraiment une bonne idée, dixit le chirurgien...
PS. 2) Merci Véro, de ton message, tu es vraiment GE NIALE !
Rhinoseptoplastie suite
11/01/2010 17:12 par cathy7302
mardi 5 janvier 2010
Démêchage,
J + 1
24 heures après l'intervention,
a lieu le démêchage. Un moment qui, comment dire ?
ne m'inspirait pas trop ! Ma première question a été bien évidemment
de demander si cela faisait mal. Réponse du chirurgien : " non, ça ne fait pas mal,
c'est désagréable c'est tout ".
" Combien de temps ça dure ? "
" Une quinzaine de secondes "
C'est drôle,
mais le mot " désagréable "
ne me rassurait pas spécialement...
Enfin me suis-je dit, " Après être passée par le Bloc,
tu ne vas quand même pas t'inquiéter pour deux mèches à sortir du nez !
Et puis Léa, t'a bien dit que, non, ça ne faisait pas mal, allez, on se rassure ! "
11h45,
mon chirurgien entre
dans ma chambre, me dit "
comment ça va ma Choupette ? "
Puis ouvre deux grands sacs en plastique ,
saisit une pince verte en plastique aussi, et tire les mèches,
les deux en même temps, lentement. Ce que l'on voudrait, c'est au contraire,
que ça aille très, très vite !
Rien de douloureux,
effectivement, mais une sensation
assez bizarre et désagréable, comme si on
nous enlevait un organe, comme si on nous tirait le cerveau.
Je me demande combien de temps,
cela va durer, on dirait qu'il y en a des kilomètres,
que jamais ça ne va finir. tant et si bien, que je perds
patience et d'un coup, accélère le processus, en appuyant sur la main
du chirurgien ! OUF ! C'est fini...
Je vois alors ces deux mèches,
deux bouts de cotons, longs chacun de 10 cm,
remplis de sang. Je suis surprise par la longueur, et réalise
que ces mèches étaient placées très loin en haut, et très loin en arrière.
Le chirurgien
me demande de respirer :
ma cloison est top, je respire des deux narines,
génial ! Et puis surtout, mon nez est libre.
Mais...pas pour longtemps, car, les sécrétions reprennent,
et le sang coule à nouveau, et de plus belle, cette fois,
il n'y a plus rien pour le retenir !
Mais ce moment
aussi désagréable qu'il puisse paraître
ne doit pas affoler, on ne peut pas
nous anesthésier pour ça.
Des nouvelles du jour :
mon hématome diminue,
l'oedème aussi. Le nez est toujours
un peu obstrué, et les narines " serrées "
par le sang coagulé. Le RHINOFLUIMUCIL*,
ne suffit pas, alors mon médecin généraliste m'a
conseillé la vaseline stérilisée, de manière à ramollir
les croûtes, et cela semble bien marcher. Il est toujours
interdit de se moucher, et ce, pour longtemps. Je triche un peu,
comment feriez-vous si vous aviez envie de vous moucher ? Je pense que
souffler doucement, délicatement, n'abîmera pas mon nez. C'est tellement bien
quand il est dégagé, même... si cela ne dure pas longtemps ! Je suis encore fatiguée,
je me sens faible, j'ai repris un petit kilo, j'en ai encore un et demi à gagner. Il faut dire,
que la grosse rhino prise avant l'intervention, accompagnée d'une toux infernale, m'a laissée à plat.
Je suis arrivée à la Clinique en petite forme. De plus, là-bas, malgré de bons repas, ce n'était pas assez pour
moi qui ai l'habitude beaucoup manger. A la maison, je me rattrappe, j'ai énormément faim, je me lève même
la nuit, s'il le faut, et bois du soja , cela me cale, et je peux me rendormir. Dès que j'ai faim , je dois
manger rapidement, pour tenir debout.
Demain, à 18 h,
j'ai rendez-vous avec
mon chirurgien, pour le retrait
du plâtre. J'ai un peu peur, car mon nez
ne sera plus protégé. J'ai lu que l'on pouvait porter
une attelle, au moins la nuit, les premiers temps, et je vais
en parler au chirurgien.
Je vous embrasse tous,
bonne soirée,
Cathy
RHINOSEPTOPLASTIE suite
10/01/2010 12:05 par cathy7302
RHINOSEPTOPLASTIE suite
Comment cela se passe-t-il ?
Comment procède le chirurgien ?
Comment se sent-on au réveil ?
Autant de questions que l'on se pose,
et auxquelles j'ai plus ou moins eu les réponses,
grâce à trois filles que je connais et qui l'ont fait récemment.
Il est important pour moi de pouvoir donner mon ressenti dans le seul et unique but
d'apporter des réponses à ceux qui s'en poseraient, devant pratiquer cette intervention,
ma fois courante, mais pouvant sucsciter de l'inquiétude.
Au bloc, une fois anesthésié, on est intubé,
phase obligatoire pour la respiration.
Ensuite,
en ce qui me concerne,
on a dû me placer les mèches
anesthésiantes à la XYILOCAÏNE*
( le truc que je redoutais, si cela avait
été fait AVANT le bloc )
Je suis très reconnaissante
à l'équipe médicale qui m'a écoutée, et modifié pour moi,
le protocole d'intervention.
( J'ai eu une autre faveur :
celle de pouvoir garder mon piercing au nombril,
depuis 8 ans que je l'ai, je ne l'ai jamais quitté, par choix,
car, j'avais choisi un beau bijou, et n'ai pas besoin de changer.
Mon piercing a été vissé, et bien vissé par un bijoutier spécialisé à Grenoble,
et il faut des pinces spéciales, pour le dévisser ).
Il a été passé aussi à la Bétadine*, et l'infirmière me l'a juste
scotché avant le départ au Bloc,idem pour
mon pied, il y a deux ans.
Puis l'intervention
se déroule par les voies naturelles,
la seule solution pour
ne pas avoir de cicatrices.
Pour cela deux manières de procéder :
* soit par ce que l'on appelle " SKIN ELEVATION ",
soulèvement de la peau :
une incision est pratiquée à l'intérieur de la bouche,
au niveau du frein au-dessus de la lèvre supérieure, sous le nez.
Une fois la peau soulevée, le nez est dégagé, et l'on peut opérer.
Cela aussi m'impressionnait,
j'ignorais cette pratique, et c'est Barbara,
la copine de mon fils, qui m'en a parlé, son frère
étant passé par là.
Je m'étais beaucoup documentée sur le net et par mon chirurgien,
mais m'étais interdit de regarder les vidéos AVANT le jour J...
C'est le soir de mon arrivée, à la maison, que ma Lara m'a appelée,
et dit: " allez Moune, cette fois tu peux regarder ! Viens voir ce qu'on t'a fait ! "
Hihihi ! ça l'excitait !
* soit cette " SKIN ELEVATION " n'est pas obligatoire,
et le chirurgien passe aussi par les voies naturelles, mais uniquement par les narines, c'est ce qui s'est passé pour moi.
Ne sentant aucun point, dans ma bouche,
j'ai posé la question à mon chirurgien, ce à quoi
il m'a dit ne pas avoir eu besoin de ce geste, puisque ma cloison était peu déviée.
Autant dire, chapeau au chirurgien,
Pour cette micro chirurgie !
Le réveil
Au réveil, je me sentais très bien, aucune douleur, je l'ai déjà dit.
On se réveille avec " UN GROS RHUME " ainsi que me l'avait précisé l'anesthésiste.
Car bien sûr nous avons dans les narines ces fameuses mèches...
On respire donc par la bouche, sans aucun problème ( je peux vous dire, que cela m'inquiétait, j'avais peur de ne pas supporter ), mais le cerveau est comme programmé, et le réflexe est automatique, exactement comme lorsque l'on fait de la plongée.
Cela va durer 24 heures.
Je suis donc en pleine forme,
reçois mes visites, et suis apte à raconter tout
ce que j'ai vécu, sans trou de mémoire, sans nausées, sans fatigue,
sans soif, car, je craignais aussi bouche et gorge sèches, mais arrivé dans la chambre,
on reçoit une perfusion, qui nous hydrate.
Deux heures après, on peut boire ET manger,
hummm comme ça fait du bien !
Bien que l'on soit anosmique,
nez bouché oblige !
Le soir, avant de dormir,
une perfusion d'antalgique, injectée
rapidement et puis c'est fini avec les perf ,
on passe la nuit sans rien.
Il est bon de boire beaucoup !
Mais interdiction de se lever, à cause de l'anesthésie
ET du risque accru de saignements.
Le pansement sous le nez
est indispensable, car on saigne beaucoup,
c'est normal. La fatigue, enfin ce fut mon cas, arrive
avec les saignements, et je pense que c'est la même chose
pour tout le monde, on se sent un peu vidé.
Le sang coule mais il est interdit de
se moucher, on doit juste éponger
avec une compresse stérile.
Ma chambre, la vue depuis celle-ci, la Clinique, du moins une partie, avec les Blocs, dans l'arrondi, le Granier, majestueux...et moi, avec mon masque...
C'est la seule nuit où je n'ai pas dormi, d'une part parce qu'on avale du sang, et d'autre part, rester sur le dos ne me procure pas le sommeil. Ensuite, on est surveillé presque chaque heure, prise du pouls, de la température et de la tension. J'en ai profité pour regarder tomber la neige, et j'étais formidablement bien.
Je vous embrasse,
bon dimanche,
Cathy
PS. A l'heure où je poste ce billet, 16h13, la semaine dernière, j'allais partir à la Clinique.
Beaucoup pourraient penser : " Ouf, c'est passé ! ". Moi, la sentimentale, j'éprouve comme de la nostalgie, c'est bien la preuve que mon séjour était formidable. Tout était réuni : un chirurgien très réputé, que j'adore, une Clinique flambant neuve, encore en travaux d'aménagement par endroits, juste à côté de chez moi, et...un temps de neige très romantique...
Rhinoseptoplastie, jour J
09/01/2010 11:03 par cathy7302
JOUR J
Lundi 4 janvier 2010
Je suis si bien dans mon
lit, le store légèrement ouvert,
lorsque l'infirmière de nuit fait son
dernier tour. Une femme dynamique, marrante,
je la trouve très sympa. Elle dépose sur ma table, une chemise,
et ce que je pense être la charlotte, mais, avec ses deux ouvertures,
c'est un slip jetable, bleu marine, style barboteuse, lol ! Hier soir, on m'avait dit
que je serais préparée à 7h30, aussi je suis surprise, quand elle m'annonce qu'il est 6h15.
Puis me dit qu'à 7h30, je dois être douchée, prête à la prémédication avant le Bloc.
Cette fois, je n'y échapperais pas. Avant de me laisser, l'infirmière me place
le cathéter, dans une veine de mon avant-bras gauche. Bien réveillée,
je décide de ne pas attendre pour prendre ( encore ) cette
douche à la Bétadine*. Mais...cette fois, chuuut...je ne
ferai pas comme il y a deux ans, pour mon pied,
je ne laverai pas mes cheveux à la
Bétadine*, car, cela les avait
bousillés, pour un
moment.
Une fois terminé,
je me recouche, admirant
les flocons qui tournoient juste
là devant mes yeux. Il flotte, une sorte
de magie, et je fais corps avec elle : je me sens bien.
Aucune angoisse, aucune appréhension, je lâche prise, je sais
que l'on va s'occuper de moi, me veiller...
7h30, une autre infirmière
arrive, me met un anti-inflammatoire
en perfusion, et sous la langue, une seringue,
sans aiguille, m'injectant un relaxant : HYPNOVEL*.
Que je supporte à merveille, pas comme l'ATARAX* ou le XANAX*,
auxquels je suis allergique : ils provoquent en moi, ce que l'on appelle
les effets paradoxaux, à savoir angoisse et excitation, pas vraiment le but !
Elle me dit qu'il est possible que je m'endorme. Effectivement, il est sans doute 9h,
lorsque le brancardier ( un très beau garçon ! ) vient me chercher, je dors bien. Mais me
réveille aussitôt, relaxée, et les idées bien claires. Je ne vois pas d'éléphants roses ! Direction
l'ascenseur, et le premier étage, juste en dessous, lieu des 15 blocs de la Clinique. Comme convenu, pas de mèches anesthésiantes, dans le couloir, mais l'entrée directe au Bloc. Sur ma droite, je vois un numéro, le 15, le mien sera celui d'à côté. Je demande à l'infirmière en vert, quel est le numéro du mien, elle me dit le 11.
Dans ma tête, je me dis " Non ! Pas le 11, c'est un numéro que je déteste ! " Elle se reprend
aussitôt, et me dit : " Non, pardon c'est le bloc numéro 14 ". Je pense : " Un bon
chiffre, la naissance de mon premier ! ". La même petite ( elle est petite,
et jolie ) infirmière me demande avec un beau sourire, si je suis
bien, ce à quoi je réponds par l'affirmative. Puis, je tourne
mon visage sur la droite, apercevant mon chirurgien,
qui me sourit, me demande si je vais bien,
et me presse affectueusement
la jambe.
Sans doute, presque simultanément,
( c'est le seul détail dont je ne me souvienne
pas EXACTEMENT ), j'aperçois aussi mon anesthésiste
avec sa blouse blanche. Et là, plus rien, je suis comme la nature au dehors,
dans le coton... Je n'ai rien vu, pas même senti les produits injectés, bien évidemment
dans mon avant-bras gauche.
J'ouvre les yeux,
et entends la même douce
infirmière me dire : " Vous êtes
en salle de réveil ". L'espace de quelques secondes,
je ferme à nouveau les yeux, une fois, deux fois, pour être
complètement lucide. " Quelle heure est-il ? " " 11h20, me répond-t-elle "
" A quelle heure ai-je été opérée ? " " A dix heures ". Je fais le calcul, et me
demande comment Mr N. a-t-il bien pu faire, sachant qu'il avait prévu 2h d'intervention.
Et que celle-ci était programmée à 9h05.
Pas grave, je lui demanderai, à lui, en personne, lors de sa visite dans ma chambre.
Je tousse 3 ou 4 fois, ( toux normale due à l'intubation ) et ne ressens AUCUNE douleur. L'infirmière me dit:
" je vous mets de l'oxygène ", je garde le masque quelques
secondes, je n'ai aucun mal à respirer, mais toute
anesthésie générale entraîne malgré tout une
dépression respiratoire.
J'observe le moniteur, et ses bip-bip,
indiquant les chiffres de la tension et autres.
La salle de réveil
est très grande, et je vois beaucoup
de patients, déjà réveillés, ou sur le point de l'être.
Puis, ces mots ; " On vous ramène dans votre chambre ". Ca y est,
tout est fini, déjà... Je ne sais pourquoi, mais j'éprouve toujours beaucoup
d'émotion au Bloc. Tant de douceur et d'attention me touchent... J'ai plus l'habitude
de m'occuper des autres, que de me faire bichonner.
De mon lit,
j'admire la blancheur
immaculée, la féerie du paysage.
Pour deux jours encore, je vais être choyée,
il faut que j'en profite.
Début d'après-midi,
mon amie M. arrive, quel bonheur
de la voir, une belle surprise, car, si occupée
qu'elle est dans son boulot de prof, elle ne savait
pas si elle pourrait venir. Nous passons un merveilleux moment,
bien qu'il me soit difficile de parler, pansée et bandée que je suis,
les lèvres à peine apparentes !
PS. Je vous aime tous, mais pardonnez-moi,
je suis encore faible, j'ai fait beaucoup hier dans la maison,
lavé 130 mètres carrés de sols, je ne peux pas vivre dans la poussière et risquer
d'attraper une infection, personne pour m'aider, bien obligée de prendre mon courage
à deux mains, malgré le fait de tenir à peine debout, et d'avoir la tête
qui tourne. Si mon chirurgien m'avait vue, sûr qu'il
m'aurait incendiée...
Ma fille ne peut être à l'Ecole,
dans son petit boulot du WE et en train de m'aider, alors...
Je suis déjà heureuse qu'elle puisse me faire quelques petites courses.
L'état de fatigue est normal, Barbara, la copine de mon fils m'a dit
que c'était la même chose l'an dernier pour son frère,
âgé de 17 ans, au retour de sa RSP.
Gros bisous à vous tous,
belle journée,
Cathy
Photo du 5 janvier 2010,
24 h après l'intervention,
la veille, il y avait un pansement de plus,
sous le nez, afin de recueillir les pertes de sang.
Et je ne retrouve plus dans l'immédiat la photo du 4.
Impressionnant, j'imagine, mais oui c'est bien moi.
L'hématome et l'oedème de la face sont tout ce qu'il y a de plus normal.
Ma Maman m'a dit avec un petit fou-rire : " Dommage que ce ne soit pas encore Carnaval !!! "
Ma Larounette, elle a eu mal pour moi, ça l'a brassée de voir sa Mounette ainsi.
Moi, je peux vous jurer que ce que, m'avait écrit mon chirurgien noir sur blanc :
" DOULEUR : 0 ",
est entièrement vrai !
Dimanche 3 janvier 2010
08/01/2010 20:39 par cathy7302
J - 1
Dimanche 3 janvier 2010
Temps gris, froid et humide.
Mon sac est fin prêt, mes papiers et documents rassemblés.
Passage de mon David,
pour me dire aurevoir, et nous filons vers la Clinique,
située à trois minutes de la maison.
Mon admission est prévue à 16h30.
Arrivés dans le hall, sur les sièges, très style aéroport, la foule...
Devant les Bureaux des entrées. C'est incroyable, tout le monde s'est donné
rendez-vous ici ! Une heure dix d'attente, puis c'est à mon tour, je viens d'entendre mon nom.
Dernières formalités, et je suis invitée à monter dans ma chambre.
Peu avant 18h.
Deuxième étage, chambre 267.
Du hall, aux couloirs,
puis aux chambres, on se croirait plus
dans un hôtel que dans une Clinique. C'est là, j'y suis :
portes des chambres, orange, murs intérieurs
orange, jaune, et blanc.
Grande baie vitrée
donnant au premier plan sur les champs,
puis en second plan, sur le Mont Granier, la montagne au-dessus de chez moi.
Derrière les arbres, je peux même imaginer le chemin menant
à la maison... La salle de bains : digne d'une suite.
Il faut l'avouer, c'est magnifique !
Ici, rien d'un hôpital, je déteste les hôpitaux.
Chacune de mes interventions ont eu lieu en Clinique,
y compris mes trois accouchements.
Une fois seule dans ma chambre,
une anesthésiste passe, et je lui confie mon angoisse, très précise...
Deux personnes ayant subi cette intervention récemment,
m'ont raconté les quelques minutes, dans le couloir, juste avant l'entrée au Bloc.
La pose de mèches anesthésiantes, imbibées de XYLOCAÏNE, laquelle coule dans la gorge,
donnant une sensation d'étouffement...
Autant vous l'avouer, depuis que Laurie m'a dit cela,
je me suis sentie très mal...
Et pour cause...
Le 11 janvier 2008,
en mangeant des amandes,
une petite peau s'était glissée dans ma trachée,
et, durant plusieurs minutes, impossible de retrouver mon souffle,
j'ai cru que j'allais mourir. Chez moi, on commençait à s'affoler, puis,
j'y crois très fort, Dieu m'a gardée en vie,
j'ai pu respirer à nouveau.
C'est cette expérience
très traumatisante que j'ai confiée à l'anesthésiste ce soir.
Ce à quoi elle me répond : " Eh bien, on vous mettra ces mèches,
une fois que vous serez endormie, pas de problème. Je vais noter cela en rouge dans votre dossier "
A partir de cet instant,
j'ai retrouvé la sérénité, avec laquelle
j'avais toujours envisagé cette intervention...
Après le repas et la douche à la Bétadine,
j'ai passé une bonne nuit, sans aucun somnifère.
La suite, demain,
douce nuit à vous tous,
Cathy

